Professionnalisation du football africain, préalable à une victoire en Coupe du Monde

SOLUTIONS

Elles sont de plusieurs ordres. Et, impliquent l’ensemble. Il est question, d’une reformulation des procédés en cours, par le biais d’une vision et d’une stratégie efficaces, au développement d’un football compétitif en Afrique.

Ceci, obéit à une démarche, aux étapes essentielles.

 

  1. Professionnalisation de l’activité (comment faire ?), passe forcément par l’organisation structurelle. Celle-ci, vise à :

-       amener les clubs sportifs, à remplir leurs obligations ;

-       organiser et développer la pratique harmonieuse des compétitions de football ;

-       animer les compétitions, et rendre le jeu plus attrayant ;

-       développer les infrastructures, et le capital des clubs ; ceci aura pour effet :

  • promouvoir le développement de la gouvernance, et de bonnes pratiques des acteurs, à l’éthique sportive ;
  • autonomiser administrativement, financièrement et socialement les clubs ;
  • améliorer les conditions de vie du travailleur.

-       crédibiliser les clubs auprès des sponsors et autres partenaires ;

-       développer la politique du football de haut niveau ;

-       la base structurelle des clubs, liée à l’environnement favorise l’éclosion des talents. Lesquels, vont alimenter les sélections nationales. Dans une autre mesure, sont dans ces conditions, les ambassadeurs, à travers les transferts internationaux… ;

-       naissance d’un environnement, marqué par la recherche saine de leadership, auquel les clubs se verseront loyalement, à cette quête.

 

  1. La fédération

Elle joue un rôle capital dans l’organisation, l’animation, la promotion et le développement du football à l’échelle nationale. Par conséquent, doit :

-       veiller à la bonne gestion de l’activité (élaboration des calendriers de compétitions, suivie réel du respect des chronogrammes, maîtrise des périodes Fifa, et exploitation de celles-ci) ;

-       allouer des ressources nécessaires au développement du football jeunes, amateur…

-       accompagner la Direction technique nationale dans ses activités ;

-       promouvoir à l’échelle nationale le football, afin qu’il se joue dans toutes les localités ;

-       élaborer un fichier clair des acteurs, en mettant sur pied la biométrie (digitalisation du système) ;

-       s’assurer la traçabilité effective des acteurs ;

-       recruter un personnel qualifié, au profil adéquat ;

-       mettre sur pied un organigramme, conforme aux besoins réels ;

-       développer l’équité entre les acteurs ;

-       mettre sur pied un système d’audit, clair et transparent ;

-       prôner l’esprit de fair-play aux acteurs ;

-       pacifier et non semer la désunion ;

-       voter des règlements et autres statuts, conformes aux lois nationales et internationales ;

-       définir clairement les programmes de développement ;

-       organiser les compétitions à l’échelle locale, entre les écoles, centres et académies de football. C’est une occasion, de détecter les talents, pour les sélections nationales. Cet idéal, est une projection du football futur ;

-       stimuler les jeunes à pratiquer le football, ce qui permettrait l’accroissement du nombre de licenciés ;

-       gérer rationnellement les sélections nationales (primes, matchs, assainissement de l’environnement…) ;

-       désigner les entraîneurs qualifiés à la tête des sélections (choix objectif) ;

-       communiquer suffisamment sur les activités fédérales...

 

  1. Académies, Centres et Écoles de football

La forme actuelle, est insuffisante, à parler véritablement d’un football jeune. C’est loin de porter tout espoir, pour le futur de la discipline. Tout est désorganisé de façon générale.

La mission essentielle, c’est de former les jeunes, à la pratique du football. Ceci nécessite :

-       concentrer plus d’attention et de moyens sur cette catégorie (football de base est cette frange, à partir d’où, l’on détecte et forme les talents de demain) ;

-       transférer la problématique du football à la base, aux associations et clubs. Pour la création et l’animation des écoles, centres et académies de football. Avec, la participation des collectivités locales. Elles ont le devoir, d’encadrement de la jeunesse ;

-       des infrastructures de proximité, pour éviter les problèmes d’insécurité ;

-       les infrastructures d’appartenance sont à construire ;

-       développer le football de masse, dans les stades propres aux structures. Aux fins, d’assurer les bonnes détections de talents ;

-       interner ces jeunes talents dans ces centres, écoles et académies pour les préparer à affronter l’élite.

         Des défis à ce sujet :

-       une main-d’œuvre qualifiée ;

-       le problème de symétrie est à résoudre (répartition sur l’ensemble du territoire, des formateurs. Et non, ce déséquilibre perçu, avec des zones qui n’ont pas ou peu de techniciens) ;

-       éviter par conséquent, des formations approximatives à ces jeunes, au départ ;

-       mettre l’accent sur la technique, renvoie à la structure fédérale. La formation d’un joueur, obéit à deux facteurs (formation classique et compétitivité). Il importe, d’associer justement les deux principes (le nombre de matchs par an se situe entre 35-40 à ce niveau) ;

-       interroger la formation actuelle, dicte la question des binationaux. L’Absence de compétitivité, liée aux conditions de vie, voilà à quel point se situe le problème.

N.B. On ne peut dans ce sens, sortir de la dépendance des binationaux, si l’on ne se donne les moyens, d’inverser la tendance actuelle, au regard de ces nécessités à combler.

-       apprentissage de la culture technique et tactique ;

-       développer le football scolaire…

 

  1. Les entraîneurs

Malgré le contexte difficile, ont fort à faire. Ils ont la large mission :

-       transformer l’énorme potentiel, en une réalité palpable ;

-       replacer au centre de la question, de développement technique (ils jouent un rôle important dans ce processus. Ce sont eux, qui détectent les talents, les performances, les forme, les perfectionnent, font de ces jeunes de compétiteurs) ;

-       exigences : des prérequis (qualité de la formation des entraîneurs, la capacité de ces derniers, à se remettre en question, de manière permanente. L’esprit du travail bien fait, de la construction sur le long terme) ;

-       un bon entraîneur, fait ses classes sur le terrain, et non en dehors ;

-       l’entraînement, n’est pas un exercice d’érudition. Mais, la mise en pratique, d’un nombre de choses apprises, au cours des formations, la prise du meilleur parti, des expériences vécues, au fil du temps ;

-       l’absence de compétitions, ne donne pas la possibilité réelle, de les évaluer (idéalement 40-45 matchs pour un footballeur amateur. 38-40 pour un professionnel par saison), telles sont les prescriptions en la matière ;

-       les difficultés rencontrées avec les dirigeants de clubs, sont à évacuer. Salaires impayés, conditions techniques de travail… dépeignent la qualité de travail attendu.

N.B. Il est bon par conséquent, d’évaluer un entraîneur, dans la durée et en tenant compte du type de compétition.

 

  1. L’État

A des obligations, de par ses missions régaliennes. Il lui revient, d’assurer un cadre propice à la réalisation de ces actions, selon les exigences conçues en la matière.

Ainsi :

-       on attend, qu’il impulse une vision certaine, et une stratégie appropriée. Par sa législation et sa réglementation, favoriser et encourager le financement des entreprises privées…

-       le choix des personnes qualifiées, compétentes et dynamiques dans chacune des opérations ;

-       par ses actions, l’on sentira le décollage (investissements sur les infrastructures hôtelières, hospitalières, routières, transports, stades, télécommunications…) ;

-       mettre l’accent sur le plaidoyer et la sensibilisation ;

-       travailler à la base (détermination de sa politique et des options).

  1. Il a intérêt, à ce que les choix prescrits, se développent.

 

  1. L’arbitrage

Est, un maillon essentiel de la chaîne. Quoiqu’il marque de progrès notables, des difficultés persistent (il est à l’image des compétitions locales, très souvent. Ce qui impacte sur les performances des arbitres du Continent). Pour cela, il importe de mettre l’accent sur :

-       la création des écoles et centres de formation, là où ils n’existent pas ;

-       vulgarisation de l’activité au sein des populations ;

-       valorisation de l’arbitrage, au même titre, que les autres acteurs de l’activité. Ce qui, déclencherait un attrait particulier, avec au final, installer une image qui dégage fierté et noblesse, d’appartenir à ce corps de métier ;

-       revaloriser les indemnités des officiels, par un traitement judicieux. L’enjeu est d’éloigner, toute tentative de corruption, et de magouille à fausser l’issue des rencontres de football.

 

  1. Les sciences

 Elles sont de tout temps, au service du football :

-       la médecine, assure la santé des athlètes. La performance individuelle et collective en dépend ;

-       la sociologie, aide à mieux cerner et maîtriser son environnement ;

-       la psychologie, est un stimulant à se forger le mental de gagneur ;

-       l’économie, ressort tout ce qui est lié, à la production et à la consommation des biens et services de l’activité ;

-       le droit, vise à garantir le cadre réglementaire…

 

  1. La presse

L’enjeu est, la contribution de la commu-nication, afin que, l’Afrique inscrive elle aussi son nom, au palmarès des vainqueurs d’une Coupe du Monde.

Elle a un rôle majeur, dans cette entreprise. Pour cela, ses missions se résumeraient à ces aspects essentiels :

-       valoriser et promouvoir les stars du Continent, question de rehausser leurs valeurs marchandes. Le coût élevé de cette communication, est le prix à payer, pour atteindre cet objectif ;

-       s’inscrire dans la défense tous azimuts, du football africain et de ses dirigeants. Cela passe nécessairement, par la création d’une véritable chaîne Tv panafricaine, des chaînes de radios au raffinement d’écoute entre autres, contribueront au rayonnement de l’activité ;

-       accompagner les dirigeants du football continental, par le traitement formel de l’information, aux fins de regarder tous, dans la même direction. Ceci s’inscrit, dans un vaste chantier à construire. Celui, d’un média sphère africaine forte ;

-       développer les médias numériques. Ils ont pris en otage, l’information sportive. Par conséquent, les médias du Continent ne devraient être en marge. Il faut affronter la concurrence, et non s’inscrire à la traîne. Une presse nationale normée, avec de professionnels clairement identifiés.

Des exemples concrets : le Réal Madrid compte 109 millions de fans, sur Facebook. Le Fc Barcelone 103 millions, Manchester United 18 millions d’abonnés sur son compte Twitter.

La page Facebook de la Caf, 645.000 abonnés. Celle de l’Uefa 2 millions et 100 mille abonnés. Quel contraste !

Aujourd’hui, plusieurs footballeurs communiquent avec leurs ventilateurs, à travers les réseaux sociaux :

-       il faut une presse sportive fiable. Dans laquelle, les journalistes vivent de leur métier. C’est à ce titre, que les hommes de médias du Continent, traiteront l’information avec plus d’objectivité ;

-       éviter de se présenter comme ce caillou, présent dans la chaussure du football africain. L’évocation de talents dans ce domaine, ne souffre de rien. La présence de journalistes africains, sur les grandes chaînes internationales (pour les raisons d’absence de support purement africain, permet à ces grandes voix de se faire entendre dans le monde entier) ;

-       être une presse responsable, selon la déontologie. Des séminaires de recyclage sont à promouvoir dans ce sens…

-       s’inspirer du rôle majeur de la Tv, contribue financièrement, à développer le football ;

-       interroger le passé, avec la chaîne panafricaine Africa numéro 1, fait la fierté des populations. La régression ainsi observée. Il importe, de mettre l’accent sur les projets de ce type (la création et la valorisation des médias de haut vol, est une excellente idée à impulser). Il faut, se donner les moyens de le faire.

Tout compte fait, l’Afrique ne gagnera une Coupe du Monde, qu’en s’intégrant à la logique monde. Son destin est entre ses mains, et non ailleurs. Les médias jouent à cet effet, un rôle capital, dans l’affirmation de sa personnalité…

 

  1. Plan sportif

Pour évacuer tout complexe futur, face aux Nations, rompues à la compétition de haut niveau. Il est nécessaire :

-       régulièrement livrer des rencontres, avec ces différentes sélections. Le but recherché, est de grandir tactiquement ;

-       faire disparaître tout sentiment de complexe, face à ces Nations, en développant un football propre. Qui, s’appuie sur ses atouts naturels (potentiel : robustesse, athlétique…), et humains (qualité et type de joueurs) ;

-       développer ses stratégies de jeu, sur cette base rationnelle ;

-       s’éloigner des schémas figés, stéréotypés, calqués sur des modèles inappropriés, à son environnement et à son style naturel.

 

  1. Marketing et commercialisation

Une fois, l’écosystème établi convenablement (ce milieu organisé avec les composants développeurs d’un vaste réseau de dépendance, d’échanges d’énergie, d’informations et de matière permettant le maintien et le développement), l’on passe à la phase décisive, qui consiste :

-       une approche nécessaire, pour attirer les partenaires et sponsors, (législation fiscale favorable aux investisseurs, appuis aux initiatives privées…) ;

-       toucher le public au plus profond, par de moyens subséquents, mis sur pied ;

-       mettre en exergue les atouts (infrastructures routières, hôtelières, sanitaires, sécuritaires…), aux fins d’accueillir les événements internationaux ;

-       faire de nos pays, de véritables pôles d’attractions touristiques ;

-       vendre ses qualités par la promotion, à travers un vaste plan médiatique, savamment organisé ;

-       se donner les moyens, d’affronter la concurrence à l’échelle mondiale ;

-       créer des marques sportives africaines (ballons, godasses…) ;

-       susciter une vaste adhésion de locaux, dans cette opération de conquête ;

-        limiter la stricte dépendance aux partenaires, et autres sponsors étrangers…


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